Eun-young – qui s’exprime sous pseudonyme comme toutes les victimes que Le Monde a pu rencontrer – se refuse à pardonner, cinquante ans après, ces soldats américains basés en Corée du Sud qui ont abusé d’elle pendant des années, quand la septuagénaire aux cheveux gris et au chemisier rose pâle servait comme « femme de réconfort ». Je veux qu’ils me dédommagent pour ma vie détruite », assène-t-elle depuis les locaux de Saewoomtuh, l’association de défense de ces femmes, basée à Pyeongtaek, non loin de Séoul. Il n’est pas bienvenu, en Corée du sud, de critiquer l’allié américain, garant de la sécurité du pays, d’autant que le système en place a longtemps bénéficié de la complicité de l’Etat.
Author: Philippe Mesmer
Published at: 2026-02-09 15:00:05
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