« Dunkerque » : l’horreur de la guerre par Christopher Nolan

« Dunkerque » : l’horreur de la guerre par Christopher Nolan


C’est même le quatrième essai après le « Dunkirk » de Leslie Norman en 1958 avec Richard Attenborough, la mini-série de la BBC diffusée en 2004 avec un Benedict Cumberbatch jeune, et le téléfilm « Operation Dunkirk » sorti, pas de chance, en 2017, en même temps que le blockbuster d’auteur qui nous intéresse aujourd’hui. Nolan s’appuie une nouvelle fois sur certaines recettes de son maître Stanley Kubrick : un casting mêlant inconnus et stars confirmées - avec Fionn Whitehead, d’un côté, et Tom Hardy, de l’autre -, des images spectaculaires renforcées par l’emploi du format 70 mm, une thématique universelle, la guerre, examinée à travers un épisode précis et, dans la manière de filmer et de découper les scènes (le film sera d’ailleurs récompensé de l’oscar du meilleur montage), une virtuosité qui n’est pas sans rappeler celle d’un autre grand architecte britannique, David Lean. Au sens propre, celle de ces soldats de l’armée de terre confrontés à la mer qui les noie, celle plus symbolique de jeunes hommes face à la fabrique industrielle de la mort et, enfin, celle qui constitue le principe même de narration du long-métrage : nous plonger jusqu’au cou dans le vacarme, les fusillades et les bombardements.

Author: Arnaud Sagnard


Published at: 2026-01-10 17:00:09

Still want to read the full version? Full article