Depuis le début de la guerre, la tâche des médias russes en exil

Depuis le début de la guerre, la tâche des médias russes en exil


Le paysage des médias russes en exil compte désormais au moins 63 projets indépendants actifs, relocalisés dans plus de 25 pays, formant la plus grande communauté mondiale de journalistes en exil, nous apprend le Fonds européen pour le journalisme en exil. Les médias en exil, souvent plus importants que leurs homologues d’autres pays, ont mis en place des structures décentralisées dans plusieurs États : certains membres restent en Russie, un vaste réseau de collaborateurs est réparti dans différents pays, et des pôles centraux se trouvent dans des villes comme Riga, Berlin ou Tbilissi. En 2024, par exemple, « le Kremlin a déployé des techniques de censure basées sur l’IA, intensifié le blocage des VPN, entravé l’accès aux contenus sur les plateformes internationales, telles que YouTube et Telegram, et décidé d’investir près de 630 millions d’euros sur cinq ans dans une infrastructure de contrôle numérique destinée à bloquer l’accès des citoyens russes à des informations indépendantes », explique Reporters sans frontières dans un rapport publié fin 2024.

Author: Rachel Knaebel


Published at: 2026-02-24 14:17:58

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