En juillet, le gouvernement a dévoilé son Plan d’action sur l’IA, prévoyant notamment d’identifier et éliminer les régulations entravant l’innovation autour de l’IA, ainsi que de faciliter l’accord de permis pour la construction d’infrastructures au service de cette technologie (centres de données, usines de semi-conducteurs, production d’énergie…). Mais comme l’illustrent les mots de Michael Kratsios, en matière d’IA, l’administration Trump ne se contente pas de promouvoir le laisser-faire à domicile : elle entend également limiter au maximum les entraves dressées à ses champions de l’IA dans le monde entier, dans une logique America First, quitte à user de ses ressors habituels (menaces, droits de douane) pour obtenir gain de cause. L’interventionnisme de l’administration Trump se caractérise aussi par sa volonté de lutter contre "l’IA woke" : elle juge en effet que les garde-fous mis en place par les entreprises de la Silicon Valley pour lutter contre la désinformation et les biais racistes ou sexistes de l’IA constituent un prétexte pour modeler cette dernière selon des idées de gauche (bien que souvent exagérée, cette vision n’est toutefois pas dénuée de fondements).
Author: Guillaume Renouard
Published at: 2026-01-21 14:41:15
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