Telle est la question à laquelle nous nous trouvons confrontés aujourd’hui, au grand désarroi des générations d’après 1945 habitées à l’idée d’un monde où la guerre ne frappe que les pays pauvres et périphériques. Angell veut démontrer que l’économie moderne crée tant d’interdépendances qu’elle ne saurait souffrir une guerre et que la prise de contrôle politique d’autres territoires n’enrichit pas le conquérant, car la richesse provient de l’activité économique privée, non de la puissance politique. On a beau savoir que la réalité est moins rose, que la coercition et la prédation existent, on les considère comme des résidus moins profitables que l’échange libre entre égaux de droits, que ce soit pour les nations ou les individus.
Author: Pierre-Cyrille Hautcœur
Published at: 2026-01-28 14:30:14
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