La guerre des mots s’est intensifiée entre l’Éthiopie et l’Érythrée, après qu’Addis Abeba a sommé Asmara de « retirer immédiatement ses troupes » de son territoire, les deux voisins ennemis de la Corne de l’Afrique semblent alors se rapprocher d’un nouveau conflit. Alors que les deux gouvernement se livrent depuis des mois à une escalade verbale, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a accusé pour la première fois ce 3 février l’armée érythréenne d’avoir commis des « massacres » durant le conflit au Tigré, des accusations qualifiées de « mensonges » par Asmara. En cas de « réponse positive à notre demande légitime de respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Éthiopie », Addis Abeba « est disposé à s’engager de bonne foi dans des négociations en vue d’un règlement global de toutes les questions d’intérêt commun, y compris les affaires maritimes et la question de l’accès à la mer par le port d’Assab », a assuré le chef de la diplomatie éthiopienne.
Author: Jeune Afrique
Published at: 2026-02-08 17:24:20
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