Des élections qui se sont souvent déroulées sur fond de fortes tensions sociopolitiques qui ont parfois contribué à creuser le fossé de la méfiance et de la division au sein de la classe politique et entre concitoyens. Toujours est-il que, de façon globale, si l’on peut saluer l’organisation de ces élections, qui traduit la vitalité de la démocratie sur le continent noir, on peut déplorer qu’elles tendent plus à privilégier la forme que le fond, dans un contexte où les convictions politiques de bien des militants, restent sujettes à caution. Cela est d’autant plus déplorable que de la plupart des élections qui se sont tenues en Afrique en 2025, il y avait, de Yaoundé à Bissau en passant, entre autres, par Bangui et Dodoma, comme une constante qui consistait, pour les tenants du pouvoir, à écarter, par des formules et autres tours de passe-passe dont eux seuls ont le secret, les candidatures de poids de l’opposition susceptibles de gêner les plans d’élection ou de réélection du prince régnant, pour ne laisser passer que des candidatures de seconde zone qui ne pèsent souvent pas, en termes de popularité, plus lourd qu’un duvet de canard.
Author: Le Pays
Published at: 2025-12-30 23:05:44
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