Bad Bunny, nouveau Pape de la pop mondiale et leader populaire de l’anti-trumpisme

Bad Bunny, nouveau Pape de la pop mondiale et leader populaire de l’anti-trumpisme


“¿Cómo Bad Bunny va a ser rey del pop?”, l’entend-ton fanfaronner sur Nuevayol, titre inaugural de Debí Tirar Más Fotos (2025), l’album avec lequel le kid de Bayamón vient de remporter trois Grammy Awards ce dimanche 1er février, dont celui de l’album de l’année. Affreux”, s’était offusqué Donald Trump, mal embouché, à l’annonce des têtes d’affiche de l’évènement de divertissement sportif et commercial le plus scruté de la planète, tandis que Bad Bunny avait annoncé renoncer à tourner sur le territoire américain par crainte de voir débouler à ses concerts les sbires d’une agence fédérale de l’immigration (ICE) passée en mode “rafle”. À ce titre, l’intronisation au plus haut sommet du soft power US de Bad Bunny, l’un des artisans les plus fringants du décentrement de la pop globale vers une prédominance de la langue espagnole à l’ère des déportations massives de ressortissant·es latino·as à destination de leur pays d’origine, ressemble à l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York et cristallise le paradoxe américain : celui d’un pays où, quand le pire survient, il est toujours possible d’espérer.

Author: François Moreau


Published at: 2026-02-02 10:39:19

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