Depuis la fin du siège par les paramilitaires de Forces de soutien rapide (FSR) de la ville d’El-Fasher, dans l’ouest du Soudan, une équipe de l’ONU a pu se rendre sur place, recueillant les témoignages de survivants traumatisés vivant des « conditions indignes », sans eau ni assainissement. Tombée aux mains des FSR en octobre, après cinq cents jours de siège, la ville est « le fantôme d’elle-même », « une scène de crime », a résumé lundi 29 décembre, dans un entretien avec l’Agence France-Presse (AFP), la coordinatrice humanitaire Denise Brown, qui n’a été autorisée à passer que « quelques heures » sur place. Les analyses d’images satellites et les témoignages recueillis par l’AFP font régulièrement état d’exactions sommaires et de fosses communes dans la ville, mais la responsable a préféré réserver ses observations aux experts des droits humains de l’ONU, qui préparent un rapport sur les atrocités à El-Fasher.
Author: Le Monde avec AFP
Published at: 2025-12-29 16:11:22
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