Au procès libyen en appel, les « mystères » d’Alexandre Djouhri : « J’ai 77 dossiers classés secret défense me concernant, ça veut dire ce que ça veut dire »

Au procès libyen en appel, les « mystères » d’Alexandre Djouhri : « J’ai 77 dossiers classés secret défense me concernant, ça veut dire ce que ça veut dire »


Lors de son premier interrogatoire devant la cour d’appel de Paris, ces 23 et 24 mars, Alexandre Djouhri a choisi d’adopter une attitude plus sobre et un ton plus compassé que ceux affichés durant les débats devant le tribunal correctionnel, au terme desquels il avait été condamné à six ans de prison ferme pour blanchiment, corruption active et association de malfaiteurs dans l’affaire des financements libyens. « Essayez d’avoir un débit moindre afin que le greffier puisse retranscrire vos propos et, si possible, essayez de répondre à la question qui est posée », l’avait enjoint en préambule Olivier Géron, le président de la cour d’appel, connaissant le goût de l’intéressé pour les digressions et son naturel volontiers hâbleur. Sur le premier point, le prévenu âgé de 67 ans, costume bleu nuit, écharpe de même couleur sur les épaules, lunettes légèrement fumées, les deux mains jointes en triangle sur le pupitre, s’est astreint à respecter les consignes du président.

Author: Vincent Monnier


Published at: 2026-03-25 11:00:22

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