Alors que l’enquête a connu une accélération mardi avec neuf interpellations, dont celle de l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, chaque camp cherche à imposer son récit, et les évolutions de l’enquête, le parcours militant de la victime ou le contexte lyonnais passent littéralement au second plan dans ce qui s’apparente de plus en plus à une guerre culturelle. Une présentation des choses parcellaire qui occulte la trajectoire radicale de la victime, qui fréquentait ce que l’extrême droite produit de pire : Mediapart a révélé qu’il défilait en mai dernier parmi les néofascistes sous des drapeaux noirs à croix celtiques dans les rues de Paris, en mémoire d’un militant de l’Œuvre française (organisation pétainiste, antisémite et négationniste dissoute en 2013) mort en 1994. Rompu à l’art de la riposte, le parti de Manuel Bompard rappelle que ses événements sont souvent pris pour cibles et martèle que le service d’ordre de LFI n’a rien à voir dans le drame qui a coûté la vie à Quentin Deranque.
Author: Romain Herreros
Published at: 2026-02-17 16:05:31
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