Lorsque l'on observe aujourd'hui les principaux postes de dépenses de l'État belge – la sécurité sociale et les pensions – il est difficile d'échapper à l'impression que la Belgique a progressivement adopté, depuis la Seconde Guerre mondiale, une éthique prioritariste. Or, la question se pose aujourd'hui de savoir si cette orientation sert encore légitimement le bien commun, au regard des défis majeurs qui touchent l'ensemble de la population belge : la sécurité énergétique (infrastructures), la menace militaire (défense) et une prospérité devenue structurellement fragile (industrie). Ces enjeux ne constituent pas des conditions d'optimisation de l'existence, mais bien des conditions existentielles de possibilité de toute vie en société, contrairement à la sécurité sociale, aux pensions et à l'enseignement, qui façonnent l'existence sans en garantir la possibilité même.
Author: Contribution externe
Published at: 2026-01-13 11:06:53
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