La porte de Totá Beirut, niché dans une ruelle étroite de Mar-Mikhaël [un quartier situé près du port de la capitale libanaise], s’ouvre sur un lieu qui ressemble davantage à un salon qu’à un bar. On s’y salue d’une étreinte rapide, d’un sourire complice ; les prénoms circulent d’une table à l’autre, portés par un murmure léger. Les conversations glissent d’un coin à l’autre de la pièce, on parle d’écriture, de semaines éprouvantes [à cause des bombardements israéliens], de ces moments où la poésie devient l’endroit où déposer des émotions qui n’ont trouvé refuge nulle part ailleurs.
Author: Rayanne Tawil
Published at: 2026-04-05 15:15:07
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