2026, année de la malice ?

2026, année de la malice ?


L'auteur du Joueur d'échecs en appelle à une double mobilisation de l'esprit et de la raison, en érigeant l'indépendance et la "foi humaine et créatrice" en modèle de résistance face à la montée des extrêmes. Stefan Zweig souligne la finesse politique des créateurs : selon lui, les écrivains et les artistes disposent d'une autorité morale dont les responsables politiques sont dépourvus, qui rend leur intervention dans l'arène publique indispensable : "Financiers, industriels, politiciens et économistes nous reprocheront de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas", précise-t-il, "mais de notre côté nous avons observé tout ce qu'ils ont tenté ces dernières années pour remédier à la crise et les résultats qu'ils ont obtenus furent si peu étonnants que cela nous donne le droit de croire que nos opinions ne seront pas plus mauvaises que les leurs" (1). Numa Pompilius fit édifier un temple à la gloire de Janus au bas de l'Argilète – une rue de Rome qui suit l'actuelle via Cavour – dont Tite-Live rapporte qu'il devint le symbole de la paix et de la guerre : les portes du temple étaient ouvertes en temps de guerre et fermées en temps de paix, d'où l'expression "fermer la porte de Janus" pour signifier qu'une paix était conclue.

Author: Contribution externe


Published at: 2026-01-04 07:14:56

Still want to read the full version? Full article